Ma Discothèque

Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 07:03

  Led Zeppelin II - Le riff était la colonne vertébrale du son des Yardbirds, ancien groupe de Jimmy Page. Et sur ce deuxième album de Led Zeppelin, sorti en 1969 (comme le précédent), le guitariste virtuose nous démontre effectivement que la leçon a bien été assimilée. La recette du mystérieux "Whole Lotta Love" : un riff de Page énorme et génial. "Heartbreaker" est un titre bien plus complexe, mais le riff reste l'axe central du morceau. Entre la sorcellerie sonique du grand Page, le pilon de la batterie de John Bonham ("Moby Dick") et le jus dégoulinant sur la jambe de Robert Plant ("The Lemon Song"), Led Zeppelin réussit presque à transformer les excès façon rock'n'roll en expression artistique.
Ce n'est pas le plus connu ou le plus mis en avant des albums de Led Zeppelin, IV étant le plus inscrit dans nos mémoire grâce au genialissime Starway to heaven mais pour moi,  II est bien le meilleur, le plus complet et peut être le plus abouti, il est peut être le plus accessible.


    Led Zeppelin IV est certainement le chef-d'oeuvre absolu du groupe anglais sortit en 1971. C'est en tout cas son disque le plus secret, le plus ésotérique même, à telle enseigne que les critiques anglo-saxons l'ont surnommé "The Runes Album" (les runes étant les caractères des alphabets des anciens peuples scandinaves et germaniques). Au-delà des mots qui cherchent à définir le message occulte du groupe (et de Page en particulier), il s'agit bien, d'un point de vue musical cette fois, d'une quête initiatique, de la redécouverte d'un univers perdu au travers d'un alchimique mélange des genres. Des riffs dévastateurs de "Black Dog", "Rock'n'Roll" et "Misty Mountain High Hop" aux riches atmosphères, tantôt folk, tantôt psychédéliques, tantôt blues de "The Battle Of Evermore", "Stairway To Heaven", "Going To California" et "When The Levee Breaks", Page, Plant, Jones et Bonham, unis par la même volonté de se dépasser, ont livré au public une sorte de musique intemporelle dont on n'a pas, aujourd'hui encore, tiré toute la substantifique moelle.

De toute manière, ce sont deux chef d'oeuvres du rock.
Par Trungpa - Publié dans : Ma Discothèque
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 18:02


            Produit par Paul Rothschild en 1967, ce premier opus contient déjà tous les éléments de l'esthétique du quartette californien: une poésie désespérée, un climat violent, angoissant, où dominent l'orgue de Ray Manzarek, la guitare de Robbie Krieger et, par-dessus tout, cette voix à la fois charismatique et crépusculaire de Jim Morrison, tout à la fois héros et martyr d'une tragédie moderne. Parmi les oeuvres emblématiques de The Doors - sans contestation aucune l'un des albums clés du rock - l'érotique "Light My Fire" (numéro 1 dans les charts), "Crystal Ship", "Break On Through" et, bien sûr, "The End", long poème sur le complexe d'oedipe (qui se trouve sur la B.O. de Apocalypse Now), sont toujours à écouter, avec la même urgence qu'hier.

          The DOORS qui est vraiment un groupe inévitable et indispensable dans toute discothèque qui se respecte. Une musique unique avec sa propre sonorité que l'on reconnait dès les premiers sons d'orgue électrique. Musique du mal être, du politiquement pas correcte. Malgré une marque de fabrique forte, les compositions n'ont pas beaucoup vieillies, toujours magique.
Par Trungpa - Publié dans : Ma Discothèque
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 22:30


Tim Buckley (1966) & Goodbye and hello (1967)

Chronique de l'album :
Membre de la communauté musicale californienne, Tim Buckley (le père de Jeff) a laissé une ?uvre musicale parmi les plus originales des années 1960, une ?uvre où se mêlent d'une façon presque logique l'introspection folk et les débordements avant-gardistes du jazz moderne (voire du free jazz). Heureuse initiative, donc, que celle d'Elektra/Warner qui a réédité en un seul CD les deux premiers albums de ce frère spirituel à la fois de Dylan et de Coltrane. Tim Buckley, enregistré en quelques jours seulement au cours de l'année 1967, vaut surtout pour la voix envoûtante de Buckley et pour des titres qui, à l'instar de "Valentine Melody", témoignent d'une démarche quelque peu décalée pour un songwriter alors classé folk. Quant à Goodbye And Hello (également paru en 1967), c'est tout simplement l'un des albums les plus aboutis des années 1960, l'album qui, en plus de l'archicélèbre "Morning Glory", comprend des titres inspirés et poétiques (les textes de son ami Larry Beckett) tels que "Carnival Song", "Hallucinations" et "I Never Asked To Be Your Mountain".
 
Un
Titres : Tim Buckley & Goodbye and hello

 

1        I can't see you
2        Wings
3        Song of the magician
4        Strange street affair under blue
5        Valentine melody
6        Aren't you the girl
7        Song slowly song
8        It happens every time
9        Song for Janie

10      Grief in my soul
11      She is
12      Understand your man
13      No man can find the war
14      Carnival song
15      Pleasant street
16      Hallucinations
17      I never asked to be your mountain
18      Once I was
19      Phantasmagoria in two
20      Knight-errant
21      Goodbye and hello
22      Morning glory

 

Historique ICI

 Je vous conseille également cette excellente reprise de Song to the siren par This Mortal Coil

Par Trungpa - Publié dans : Ma Discothèque
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 18:21
 
 


    FOREVER CHANGE, Chef-d'oeuvre sous-estimé de l'histoire du rock, ce troisième album du groupe de folk-rock de Los Angeles, mené par l'impénétrable chanteur/compositeur Arthur Lee, sonne aussi frais et innovateur aujourd'hui que lors de sa sortie en 1967. Sur les arrangements atmosphériques de cordes et de cuivres de David Angel qui donnent au disque son unité d'ensemble, Lee explore le penchant de l'Amérique profonde pour la paranoïa ("The Red Telephone") et la violence ("A House Is Not A Motel") avec des chansons aussi intelligentes et mélodieuses musicalement que leurs paroles sont directes et poignantes. Ajoutez deux bijoux de l'arme secrète de Love, le second guitariste Bryan Maclean ("Alone Again Or" et "Old Man"), et vous avez là un des véritables albums parfaits de l'histoire du rock.

Titres :

 

1  Alone again or
2  A house is not a motel
3  Andmoreagain
4  The daily planet
5  Old man
6  The red telephone
7  Maybe the people would be the times or between clark and hilldale
8  Live and let live
9  The good humor man he sees everything like this
10  Bummer in the summer
11  You set the scene
12  Hummingbirds (demo)
13  Wonder people (i do wonder) (outtake)
14  Alone again or (alternate mix)
15  You set the scene (alternate mix)
16  Your mind and we belong together (tracking sessions highlighs)
17  Your mind and we belong together

18  Laughing stock


HISTORIQUE

    Love a été fondé en 1965 par le chanteur, guitariste et multi-instrumentiste Arthur Lee. Originaire de Memphis, né d'un père noir et d'une mère blanche, il commença à l'adolescence à jouer dans des formations de jazz ou de rythm'n'blues du coin. Il créa ensuite ses propres groupes, dont Arthur Lee & The LAG's, puis en 1964 les Grass Roots, avec le guitariste John Echols, lui aussi métissé et originaire de Memphis.
    En 1965, la formation ajoute le guitariste et chanteur Bryan MacLean et le bassiste Kenny Forssi, Arthur Lee rebaptise le groupe Love. Le groupe joue dans les clubs à la mode de Los Angeles, où il est remarqué par le producteur Jac Holzman, fondateur de Elektra (la petite histoire raconte qu'Arthur Lee fit découvrir les Doors à Holzman).  
    Dans le plus pur esprit hippie, les membres du groupe vivent en communauté dans un grand manoir, où ils peuvent se livrer à diverses expériences, dont les expériences musicales ou chimiques. À la manière des groupes de San Francisco que sont le Grateful Dead, le Jefferson Airplane ou le Quicksilver Messenger Service, la musique des Love devient rapidement indissociable de la prise de drogues hallucinogènes. On commence alors à parler de rock psychédélique ou d'acid rock.

De Da Capo à Forever Changes 

En 1966, Love publie son album homonyme, puis en 1967, Da Capo, marqué par le morceau Revelation, d'une durée inédite pour l'époque : 18 minutes. Le style « Love » prend forme, fait d'un mélange de guitares dissonantes et hispanisantes, mâtiné de rock'n'roll, mais aussi de mélodies mélancoliques et tourmentées, pour la plupart issues de l'imagination d'Arthur Lee. Dès lors naît la légende que Lee plane constamment sous acide.
    Malgré une très bonne critique, Da Capo n'est pourtant pas un grand succès commercial, tout comme ne le sera pas en fin d'année Forever Changes, le troisième album du groupe. Pourtant, avec le recul, beaucoup considèrent Forever Changes comme un authentique chef-d'œuvre, parmi les albums incontournables de l'histoire du rock. Mélodies bancales et troublantes, arrangements soignés à l'extrême, textes mystérieux, voix délicates, Forever Changes est une perle du rock psychédélique. Une perle qui reflète grandement l'état d'esprit de son leader Arthur Lee, qui est persuadé de sa mort imminente.
    L'alchimie subtile de Forever Changes durera peu. De lourdes menaces planent sur la pérennité du groupe en cette fin 1967. Lee et sa bande sont pourchassés par des créanciers divers. Celui-ci ne s'est d'ailleurs pas toujours expliqué sur le recrutement de l'orchestre philharmonique de Los Angeles, prétendument sur ses propres deniers, pour réaliser les arrangements de l'album.

    Le groupe vit à cette époque reclus dans la maison hollywoodienne de Bela Lugosi, s'adonnant quotidiennement à l'héroïne et essayant d'enregistrer une vaine suite à Forever Changes. Seul un ultime single verra le jour. Le brillant your mind and we belongs together. Peu de temps après, McLean échappe miraculeusement à une overdose. Ce sera le premier à quitter le navire. Echols et Forssi, défoncés au LSD, mèneront de petites rapines à main armée dans des magasins de beignets. Ils purgeront tout deux des peines de prison jusqu'à la fin des années soixante puis disparaîtront tout simplement de la circulation.

Arthur Lee seul aux commandes 

Lee se retrouve seul et est encore tenu par contrat avec Elektra pour un dernier album. Bien que miné, si bien par son accoutumance désastreuse à l'héroïne que par ses fréquentes dépressions paranoïaques, il remonte un groupe avec Frank Fayad, George Suranovitch et Jay Donellan. Durant l'été 1969, la nouvelle formation s'enferme dans les studios, enregistrant jusqu'à 10 heures de bandes nouvelles. Deux albums entiers seront le fruit de ses sessions. En premier lieu Four SailOut Here. [1969] et puis en décembre, le double.
    Un son unique relie les deux œuvres. Love, sous le patronage unique de Lee, est entièrement passé électrique. Des tonnes de distorsions saturent ces deux albums en faisant des monuments sacro-saints du heavy psyche. August qui ouvre Four Sail, tout comme Stand Out ou Love is more Than Words en sont des exemples séminaux. Toute légèreté cependant n'est pas perdue. On retrouve de nombreux accents des premiers Love dans les paroles étranges et possédées d'Arthur Lee. Et bien que les tons soient décidément plus sur le mauvais trip qu'autre chose, on entend encore les harmonies d'antan sur Always See Your Face, la reprise rock de Signed D.C. et I'll Be With You.
    Cependant, malgré l'accueil de nouveau chaleureux des critiques Four Sail finit dans les bacs à soldes, Elektra en ayant profité pour sortir une compilation des plus grands succès du groupe au même moment. Lee est incroyablement déçu des résultats. Il porte son groupe en Angleterre puis en Europe pour la première fois pour une série de concerts inégaux. Out Here scellera la malédiction en assumant un très petit nombre de ventes. Lee s'enfonce de plus en plus dans la dépression, refonde un nouveau Love et enregistre un ultime album False Start en 1970 qui retombera à plat.

La fin 

    Plus mort que vif, Lee enterre définitivement l'appellation Love en 1974 et se lance dans une carrière erratique tout au long des années quatre-vingt-dix, marquée d'éclats et de coups dans l'eau qui le mèneront jusqu'au statut de légende vivante lorsqu'il rassemblera de nouveau Love en 2001 pour une série de concerts entièrement dédié au chef-d'œuvre de 1967 Forever Changes. Son rêve de reprendre un jour la scène s'éteindra avec lui le 3 août 2006. Rongé par une leucémie, Arthur Lee nourrissait secrètement l'espoir de brûler à nouveau les planches. Il laisse derrière lui des milliers de fans et un chef-d'œuvre pour les consoler : Forever Changes.

Ma discothèque idéale

Par Trungpa - Publié dans : Ma Discothèque
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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 18:19

Si il y a un groupe Rock qui a compté et que l’on oublie parfois c’est bien celui là. Les Smashing Pumpkins sont nés à la même époque que les autres incontournables des années 90 que peuvent être Nirvana ou Pearl Jam. Cependant contrairement à ces 2 groupes eux sont de la côte est, de Chicago.

Né en 1987 par la rencontre de Billy Corgan (chant, guitare), James Iha (guitare) & la ravissante D’Arcy Wretzky, le groupe subit d’abord le mouvement New wave jouant avec une boîte à rythme, jusqu’au recrutement de Jimmy Chamberlin. Le nom du groupe est trouvé par Billy Corgan lors d’un rêve où il entend « Joe Strummer is a drank and smashing pumpkins ». Le groupe est marqué surtout par le charisme et la mégalomanie de Billy Corgan qui va jusqu’à en registrer lui-même chant, guitare et bass sur certains albums, reléguant James Iha et D’Arcy au rang de spectateurs.

            En 1991, il sorte leur premier album Gish totalement éclipsé par la sortie du Nevermind de Niravana. Pourtant l’album est très bon. En 1993, ils sortent Siamese dream qui confirme leur talent. Il sera suivi de Pisces Iscariot une compilation de faces B. Puis la réussite apparaît avec en 1995 avec Mellon Collie and Infinite Sadness. Au cours de la tournée le clavier du groupe meurt d’une overdose ce qui vaut le renvoie de Jimmy Chamberlin qui en réchappe de justesse. En 1998, Adore, d’une bonne qualité, ne trouve pas son publique. Le retour à la boîte à rythme et à une musique plus expérimentale entraîne le groupe vers un chemin plus sombre. En 2000, après le retour de Jimmy Chamberlin, le groupe retrouve une sonorité plus rock, mais D’Arcy quitte le groupe durant l’enregistrement de Machina/The machine of god. Elle sera remplacée par Melissa Auf Der Maur, bassiste de Hole présentée par Billy à Courtney Love. Virgin refusera l’édition de la seconde partie de cet album concept Machina II/The Friends & Enemies of Modern Music qu’il distribuera à ces amis (25 exemplaires) pour qu’il soit distribué gratieusement sur internet en fichier mp3. La tournée sera la dernière avant la séparation du groupe. Une tournée qui sera pour moi l’occasion de les voir en concert à Angers (4 dates en France) dans une salle même pas comble !!!  J'aurais aimer les voir sur la tournée de Mellon Collie ....mais trop jeune à l'époque.

            Billy Corgan et Jimmy Camberlin fondent Zwan en 2003 pour un unique album assez moyen. Puis Billy Corgan fera un album solo très discret en 2005. La reformation des Smashing Pumpkins est annoncée et l’enregistrement d’un nouvel album en cours. Cependant, il semble que James Iha et encore moins D’Arcy ne feront pas partis de l’aventure. Dans ce cas peut on parler des Smashing Pumpkins même si Billy Corgan en est l’élément principal. A mon avis, c’est plus un coup de pub qui permettrait de s’appuyer sur un nom connu. Ce n’est que la reformation de Zwan.   

 

            Mellon Collie and Infinite Sadness est une des meilleures ventes de double album (avec The White Album des Beatles et The Wall de Pink Floyd). Il y aura 5 singles et la qualité des faces B les accompagnants laisse imaginer la sélection draconienne, un triple album aurait pu être fait. C’est album est un des plus important des années 90. La qualité se retrouve à tous les niveaux. Un objet de qualité qui ne fait pourtant pas dans la surenchère. Une construction de l’album réfléchie et non juste une juxtaposition de morceaux. On album qui explore plusieurs facettes. On passe par la légèreté avec cette intro piano ou certain titre d’une grande douceur. Le tout accompagné de chanson pleine de rage. Souvent un mélange de lourd guitare (qui j’avoue peu gêner parfois, mais moi j’aime) et de mélodies pointues. On passe par plein de sentiment : légèreté, écrasement, douceur, bien être, mal être,  nostalgie, attente parfois dans un même morceaux autant que sur l’album en entier. Le tout se termine comme il a commencé, sur des notes de piano. Les albums précédents sont de bonnes qualités, les suivants un peu moins malgré de bonnes chansons. Cet album semble donc représenté l’apothéose d’un groupe qui n’a pas survécu à l’ego de Billy Corgan, Un album indispensable, du bon rock, peut être le meilleur des années 90. Espérons que la suite à venir relèvera le niveau.  

Montez le son, un de mes titres préférés, à écouter jusqu'au bout.

 
Smashing Pumpkins- An Ode to No One
envoyé par Trungpas

"Fuck You (An Ode To No One)"

I'm never coming back
I'm never giving in
I'll never be the shine in your spit
I disconnect the act
I disconnect the dots
I disconnect the me in me
And you're mistaken, It's you that's faking
Living and breathing and dying too
This message is for anyoine who dares to hear a fool
You can't bring me back, you can't bring me back
Cause I give it all back to you
Thru sacred alleys, the living wrecks
Wreak their havoc upon this world
The disenchanted, the romantics,
The body and face and soul of you is gone down that deep black hole
Destroy the mind-destroy the body-but you cannot destroy the heart
Destroy the mind-destroy the body-but you cannot destroy the heart, at all
And you, you make me so I need to disconnect
And you make it so real
I don't need your love to disconnect
To runaround kids in get-go cars
With vaseline afterbirths and neon coughs
Galaxies full of nobodies
Giving us the farewell runarounds
I took a virgin mary axe to his sweet baby jane,
lost my innocence to a no good girl, scratch my
face with anvil hands, and coil my tongue around a bumblebee mouth
And I give it all back to you
No way, I don't need it, I don't need your love to disconnect
And you make it, so real, I don't need your love to disconnect
No way to disconnect
And you make it so real
I don't need your love to disconnect
No way to disconnect

Titres :
Disque 1 : Dawn To dusk

  1. Mellon Collie and the Infinite Sadness
  2. Tonight, Tonight
  3. Jellubelly
  4. Zero
  5. Here Is No Why
  6. Bullet With Butterfly Wings
  7. To Forgive
  8. An Ode to No One
  9. Love
  10. Cupid De Locke
  11. Galapagos
  12. Muzzle
  13. Porcelina of the Vast Oceans
  14. Take Me Down

Disque 2 : Twillight to starlight

  1. Where Boys Fear to Tread
  2. Bodies
  3. Thirty-three
  4. In the Arms of Sleep
  5. 1979
  6. Tales of a Scorched Earth
  7. Thru the Eyes of Ruby
  8. Stumbleine
  9. X.Y.U.
  10. We Only Come Out at Night
  11. Beautiful
  12. Lily (My One and Only)
  13. By Starlight
  14. Farewell and Goodnight

Par Trungpa - Publié dans : Ma Discothèque
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