Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Trungpa donne son avis ...

The Velvet Undergroud & Nico (1967)




        Peu de groupes peuvent se vanter d'avoir été aussi ignorés de leur vivant et autant adulés après leur disparition. C'est que, comme l'explique Elliott Murphy : "Les gens qui ont vu le Velvet Underground sont rares mais ils ont tous formé un groupe." Eh oui, sans ce célèbre album à banane, pas de R.E.M., pas de Television, pas de Jonathan Richman, pas de Pastels, pas de Jesus & Mary Chain, pas de krautrock, enfin bref, pas grand-chose. Car même ceux qui ne l'ont pas vu subissent l'influence incontournable du Velvet. Alto électrique, texte sado-maso ou junkie, rock modal et répétitif, la blonde glaciale au micro, la petite boulotte à la batterie tribale, les solos à cinq notes dont deux fausses : ils ont inventé tout ce que le rock a de moins prévisible. Pas de blues scolaire, pas de ballades flower-power, pas de poses macho. Sous le patronage bienveillant d'Andy Warhol, concepteur de la pochette, Lou Reed, Sterling Morrison, Nico, John Cale et Moe Tucker ont introduit l'anticonformisme dans le rock. Merci à eux.

En 1966, le groupe enregistre son premier album. Andy Warhol ayant obtenu (contre l'avis de Reed) que trois des onze chansons soient chantées par Nico, le disque s'appelle fort à propos The Velvet Underground and Nico. La pochette est une œuvre originale de Warhol qui allait devenir culte. Elle est composée d'une banane autocollante à côté de laquelle est écrit « Peel Slowly and See » (« Pèle lentement et regarde »). Sous l'autocollant, on découvre une banane rose, d'apparence phallique. Une rumeur infondée va même jusqu'à affirmer que la colle de l'auto-collant serait mélangée à du LSD.

L'album à la banane sort en mars 1967. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, les ventes de l'album sont dans un premier temps plutôt bonnes. Mais le disque est rapidement retiré de la circulation en raison d'un différend juridique minime entre la maison de disque et un collaborateur de Warhol. Quand le disque est finalement de retour dans les bacs, le public l'a oublié, et les ventes ne suivent pas.

On attribue souvent cette phrase à Brian Eno : « Il n'y a peut être que 1000 personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais chacune d'entre elles a ensuite fondé un groupe. ».

La chanson « Venus in Furs » de cet album est inspirée du roman du même nom de Leopold von Sacher-Masoch. (source Wikipedia)

    C'est un album calme avec de superbe morceaux comme le premier Sunday Morning. Fait de rupture, la part sombre de l'album donne un côté maladif et profond. De l'art loin de la variété accessible à tous. Fan de Pagny, Segara, Dion et compagnie s'abstenir (ou à vos risques et périls).

Liste des titres 

  1. "Sunday morning" - 2'54
  2. "I'm waiting for the man" - 4'37
  3. "Femme fatale" - 2'37
  4. "Venus in Furs" - 5'10
  5. "Run run run" - 4'20
  6. "All tomorrow's parties" - 5'58
  7. "Heroin" - 7'10
  8. "There she goes again" - 2'38
  9. "I'll be your mirror" - 2'12
  10. "The black angel's death song" - 3'12
  11. "European son" - 7'46

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Carla :0010: 02/02/2007 12:11

eh bah m**** je ne connais pas moi.... allez zouuuu internet pour me decouvir tout ça. gros bibis

Trungpa 02/02/2007 14:40

:0010:

M. 01/02/2007 21:11

Pour la Vénus en fourrure, je confirme ce que dit Wikipédia :)Sinon, un excellent album en effet, qui a vraiment laissé sa marque dans l'histoire...M.

Trungpa 02/02/2007 14:38

et finalement il n'y en a pas tant que ça qui laissent de tels traces