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Samedi 30 septembre 2006

Je vais vous parler d’un homme. Cet homme beaucoup de personnes m’en ont parlé. Vous pourriez le croiser dans la rue il vous laisserait totalement indifférent. D’ailleurs vous l’avez peut être déjà croisé, lui ou un semblable.

Aux premiers abords, il semble pédant, imbu de sa personne. Son air limite intellectuel, vous fait fuir. Il est froid, stricte, la mine grave. Son regard peu expressif vous refroidit tel le glaçon qu’il imite. Les expressions du visage sont minimes et lui donnent un air trop sérieux. Son physique est banal, presque invisible dans la masse.

Lorsque l’on aborde cet homme, il paraît agréable mais très loin d’être chaleureux. Finalement, il reste accessible. Cette  une personne sympathique avec qui une petite discussion n’est pas déplaisante, mais si on ne fait pas attention l’ennui peut essayer de se faufiler.

Puis, si on a de la chance, on commence à l’apprécier et en découvrir un peu plus sur sa personnalité si camouflée de l’extérieur. Sa timidité s’estompe peu à peu, il n’a pas peur de parler de lui. Le côté intellectuel refait surface finalement on ne s’est pas tellement trompé. Mais il n’est pas aussi imbu de lui-même. Sa curiosité vous invite à prendre la parole, son écoute semble sincère. Il ne pourra s’empêcher de donner son avis, et parfois dans une maladresse, vous coupera la parole pour donner son avis ou commenter vos dires avant que vous ayez le temps de finir. Il s’en excusera et fera attention par la suite.

Ensuite, on le connaît mieux. Finalement peu de pudeur chez ce personnage, mais toujours autant de mystère. Ces qualités émergent peu à peu. Rabat joie, cynique, raisonnable, chiant, pouvant enchaîner des discours inintéressant. Mais pour en savoir plus sur lui, ne serait ce que sur sa journée, il faut délivrer un véritable interrogatoire. Son inexpressivité s’exprime également dans son inintérêt pour les futilités de la vie quotidienne, alors que les autres puérilités inondent ces propos. Il manque totalement de personnalité au regard des autres, « chais pas » « comme tu veux » « je m’en fou » étant les expressions les plus utilisées par sa bouche. Une impression renforcée par son absence de susceptibilités très agaçantes.

Ces défauts sont le résultat d’un déséquilibre qui l’amuse. Il clame haut et fort son ambiguïté émotionnelle. Il a beaucoup d'humour, n'est pas forcément drôle. Personne tendre (uniquement avec sa copine), à l’écoute, se préoccupant du bien être des autres. Il a toujours peur de gêner, voir distant parfois. Il ne se gêne pourtant pas pour accabler les autres des ses quelques plaintes. Il sait ce qu’il doit aux autres mais ne leur dit pas, une fausse pudeur qui pourrait être de l’impolitesse. Il est sensible mais un vrai glaçon, un cœur endurcit qui retrouve peu à peu sa fragilité. Il est fainéant, toujours prêt à rendre service. Il n’aime pas se sentir redevable.

Finalement, on le trouve mignon, adorable, il sait être présent, mais il est invivable pour ceux qui partage son existence tant son cœur et sa pensée sont impénétrables. Aucun traumatisme ne peut expliquer cet état. Une carapace naturelle l’englobe et le protège du regard des autres. Ce qui est pris pour un manque de personnalité n’est qu’une gêne vis-à-vis de l’autre. Tout le monde ne le connaît pas sous le même angle. Des parties de sa personnalité distribuée au hasard des rencontres. Une inertie latente gouvernant sa vie, en attente d’un déclique, d’une extériorisation. Une personne qui pense, réfléchit trop. Un homme qui n’a pas confiance en lui mais qui sait s’estimer, qui se connaît. Impossible me direz vous. Tant d’ambivalence en un seul être, c’est incohérent. Vous avez peut être raison. Mais cet homme c’est moi, et je me supporte très bien.


PS: Le chapitre 6 du Roman D'un LoverLooser est en ligne
Jeudi 28 septembre 2006
    Oh surprise nous sommes jeudi et voilà un post tout frais. Et non vous ne révez pas, aujourd'hui exeptionnellement c'est relâche, aujourd'hui je suis en grêve. Vous vous dites encore un fainéant de fonctionnaire. Presque ça. Ma revendication est réelle pour le sauvetage de l'Education Nationale. Les conditions de travaille se dégradent mais le pire n'est pas pour les enseignants (même si il ne faut pas oublier que c'est un des métiers qui engendre le plus de dépression), moi se qui m'inquiète le plus se sont les enfants. Je pars sur un discours limite syndicaliste, j'ai des milliers de choses à dire sur ce sujet, mais je préfère m'arrêter là puisque se n'est pas le pourquoi de ce post.
    Donc je suis en grêve, par conviction tout d'abord, mais je ne suis pas trés grêve au fond de moi, mais aussi par confort, non pas que je ne voulais pas travailler, mais si j'avais décidé de travailler, j'aurais été le seul de l'équipe des surveillants, sans chef, les CPE étants également en grêve, et donc aurait été alone dans la confusion pour m'occuper des élèves qui n'ont pas cours à cause de ces fainéants de prof qui font grêves, une journée à ce défenestrer, par chance le Bureau de la Vie Scolaire se situe au Rez de chaussé. Mais ce n'est pas le propos de cet article.

    Je suis ici pour crier contre cette spoliation honteuse que je subis en ce jour. Un drame dans ma vie, je ne saurais me laisser voler de cette manière sans réagir. A ma grande stupeur, alors que je faisait mon petit tour dans la blogosphère en ce jour où mon passage est inhabituelle, j'ai remarquéqu'un Bloggeur que je nommerais M. à osé l'affront d'éditer un post sur le même sujet que celui prévu en ce jour à l'origine. L'ignoble individu à voulu profiter de mon absence hebdomadaire de deux jours, pour me suplanter dans la critique de livre. Non je ne me laisserais pas avoir, je ne laisserai personnes prendre ma place et publier des articles identiques et de meilleur qualité que les miens. C'est une honte mr M. de venir piocher dans le contenu si brillant de mon cerveau, est ce que moi je viens subtiliser dans votre fourbi des éléments, (mise à part cette rubrique "En ce moment" totalement copiée).
Je ne me laisserai pas faire Mr M.. Je vous laisse un droit de réponse libre, sur lequel je conserve un droit de censure, pour vous expier de vos fautes, et je publierai, dans les jours à venir,  quoiqu'il en advienne mon article sur Le Potentiel Erotique de ma femme de David Foenkinos.

Croyez vous vraiment que la Blogosphère soit assez grande pour nous deux ??
.....Bah oui
Ah bon ....Dans ce cas je n'ai rien dit.
Jeudi 28 septembre 2006

Avec un titre, je vois déjà certaines personnes saliver, attention tu as de la bave qui ccoule sur le clavier !!!
Houps trop tard.

Mais ici même si on parle  bien d’érotisme, ce roman se classe plutôt dans la rubrique humour.
Rire ou du moins sourire en lisant un bon livre c'est tellement agréable, mais c'est trop rare...

David Foenkinos est un des rares auteurs que j'ai rencontré à parvenir à réaliser ce miracle (j'éxagère un peu mais pas tant que ça) après F. Beigbeder et M. Page, D. Foenkinos sait nous redonner la joie des plaisirs simples.

Le postulat de départ est original puisqu’on nous conte l’étonnante jouissance qu’un homme, collectionneur maladif, découvre en regardant sa femme réaliser les tâches ménagères, voir sa femme laver les vitres l’excite. Il décide donc tout naturellemnt de collectionner sa femme en pleine activité de frottage de carreaux. Certains trouveront probablement ce livre trop gentillet car contrairement aux 2 écrivains cités ci-dessus le cynisme n'est pas le moyen choisi pour nous amuser. On se rapproche plus d'une histoire qui marque par sa simplicité.

Evitez tout de même de lire ce bouquin dans les lieux publiques, le sourire permanant (voir le rire) peut être choquant dans notre société, on risquerait de vous accuser d'atteinte  à la pudeur collective.

Aprés avoir lu "Le potentiel érotique de ma femme",  je vous garantie que vous ne regarderez plus votre compagnon de vie de la même façon....

 

 Lire la critique de M.  (meilleur que la mienne)

Mardi 26 septembre 2006

Ce matin je dois absolument aller chez le médecin agréé pour un certificat médical. Coup de chance, il y en a un à 5 minutes à pied de chez moi. Problème,  il fonctionne sans rendez vous sur un créneau hyper réduit, de 10h à 12h. Je pars donc la fleur au fusil et arrive pile poil à l’heure. Erreur, déjà 6 personnes plus de chaises. Le docteur arrive un quart d’heure en retard.

Pour cette attente j’avais prévu un livre tout de même pour éviter de me taper le Figaro Madame de Mai 2001 avec les secrets minceurs pour un corps parfait cet été. Depuis un moment, j’avis ce petit recueil (50 pages) de Matthias Debureaux, « De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages, Le manuel du parfait exploraseur ». Donc je me lance dans la lecture de cette ensemble de clichés sarcastique sur ces touristes pseudo découvreur du monde, un plaisir de cynisme qui nous rappelle que par certains côtés on appartient à ces groupe dont on se moque si bien (enfin moi pas trop je n’ai pas encore vraiment eu l’occasion de vraiment voyager pour pouvoir me la péter au dîner, mais j’espère que c’est pour bientôt.)

Mais la douce ambiance des salles d’attente des médecins ne serait pas ce qu’elle est sans cette multitude d’êtres étranges, les patients. D’ailleurs ce nom « patient » convient totalement puisque l’attente est tout de même la principale activité du malade. Enfin bref, j’essaie tant bien que mal de poursuivre ma lecture. Par chance, il  n’y a personne qui discute, tout le monde reste enfermé dans son mutisme, le plaisir des grandes villes où personne ne se connaît, moi tellement habitué à ma petite ville où l’anonymat est difficile à conserver.

Il y a cette petite fille de 2 ans qui n’arrête pas de gesticuler, normal c’est de son âge, mais la mère qui s’énerve tout le temps pour que sa gamine tienne en place, ce qui régulièrement ajoute des pleures à l’ambiance sereine qui nous englobe. Il y a ces personnes qui zieutent les différentes revues totalement périmées en 5 minutes chronos ; que je suis content d’avoir pensé à emporter ce livre. Mais surtout il y a cette vieille femme un peu bizarre, elle a 70 ans environ. Elle n’arrête pas de parler dans sa barbe. Elle fait semblant de s’occuper, reprenant sans cesse les mêmes papiers pour les pointer sur son agenda avec son crayon attaché au sac par un bout de ficelle de cuisine, le fil étant évidemment trop court pour un usage aisé, la mettant ainsi, avec son sac, des dispositions d’acrobates pour écrire ou plutôt griffonner d’après ce que je vois. Elle ne semble pas avoir toute sa tête. Elle s’agite tout le temps mais avec de faibles amplitudes, ce qui la rend plus agaçante que cette petite fille. D’ailleurs je crois que j’ai une touche avec la petite, elle me regarde tout le temps, hésite à venir me voir. J’espère qu’elle va rester dans son hésitation.  Je ne sais pourquoi j’ai toujours beaucoup de succès au près des petites filles, moi qui m’intéresse plutôt aux mères, quoique cette mère là n’a aucune chance de me plaire.

Je replonge tant bien que mal dans mon bouquin, les gens se succèdent dans le cabinet assez rapidement pour ma plus grande joie, j’arrive à la fin de mon livre (50 pages ça se lit vite) quand la vieille un peu folle commence à demander à l’assemblée si personne n’a un couteau parce qu’elle veut manger sa pomme mais la peau elle déteste. Oh curiosité, personne n’est équipé de couteau de cuisine. Les gens ne savent plus sortir avec les ustensiles indispensables. Elle réfléchit un moment puis se lance dans le mangeage du fruit. Et ce qui arriva fut pure apothéose, elle enlevait les bouts de la fine cuticule qui osaient pénétrer son antre buccal avec les doigts et les reposaient sur un kleenex. Par chance, la petite fille et sa mère étaient avec le docteur. On a évité le pire et les commentaires éventuels de la petite. C’est bon, mon tour arrive, au moment où le praticien s’approche, la vieille folle lui demande si il n’aurait pas un couteau. Il répond non. Et arrivé dans le bureau il me demande inquiet si quelqu’un avait eu l’intention de lui en donner un.

A peine 1à minutes plus tard, j’étais ressorti, mon attestation entre les mains, 1H30 d’attente pour 5 minutes d’audience et un autographe, les médecins on vraiment des tonnes de groupies.

Jeudi 21 septembre 2006

Deuxième texte sur le thème « Histoire de lecture » envoyé par Carole, merci à toi. Envoyez moi vos textes.


Je ne me souviens plus qui m'a donné envie de lire. Je ne me rappelle même
pas si mes parents m'ont un jour lu une histoire. Je me souviens en revanche
de livres lus par ma soeur ou mon frère et dont j'ai hérité. Je me souviens
de "Martine va.....", de "Tom Tom et Nana" de l'école, de "Alice,
détective", du "Club des cinq".....pis d'autres livres de contes offerts
pour Noël par des membres de ma famille. Vint ensuite le collège et le
lycée, il faut lire pour bien écrire (écrire pour les rédactions et
dissertations) nous dit-on. J'ai dû lire des classiques Maupassant,
Flaubert, Voltaire, Camus, des pièces de théatre, du Molière (j'ai tout de
suite accroché).....je ne me souviens plus. Il y a eu la période Stephen
King. Je fonctionne par "périodes". "Ca", "Le Fléau"......pas de la
littérature mais suspens agréable, style accessible, merci mon frère.
Ensuite (ou avant) il y a eu la  période "Agatha Christie"...merci ma soeur.
Comment je choisis mes lectures? Grâce à un article dans un magazine, une
critique télé, une recommandation par une connaissance, une envie d'être
moins "bête". J'achète. Je stocke. Des semaines plus tard, j'en ouvre un.
Jamais plus d'un livre en route à la fois. J'en relis aussi. J'aime P. K.
Dick, Chuck Palahniuk ("Fight Club", c'est lui), G. "Big Brother" Orwell et
sa "Ferme des animaux",  A. Nothomb, G. Musso. Y'a aussi ceux qui me
déçoivent...."Less than Zero" de Brett Esaton Ellis, et ceux que je ne peux
finir "The miracle life of Edgar Mint" de B. Udall.

Lire pour....s'évader, apprendre, sourire, se divertir. Je choisis en
fonction de mon état d'esprit, ou moral du moment. Je lis pendant mes
vacances surtout, sans télé ni autre source de distracton, sur la plage
quasi déserte. En Mai, j'ai lu Musso, le fameux "Da Vinci Code", "The
Watchmen", "La ferme des animaux" (à nouveau), "Le diable s'habille en
Prada" et un autre roman de gare dont j'ai oublié le nom. Le tout en 10
jours....et nuits. Depuis rien.
Je ne lis jamais d'autobiographies ou de biographies. A tort sans doute. Je
veux du rêve, de l'imaginaire pour partir avec le mien. J'aime les non-dits,
les phrases qui ne se terminent pas, les descriptions dépouillées et les
détaillées, les métaphores, les dialogues vifs.

Pas une grande lectrice, mais exigeante. Il faut me faire réagir,
m'émouvoir, me faire relire trois fois le même passage.

Si il ne devait en rester qu'un? "Exercices de style" de Queneau.

 

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